Qu'est-ce que la classe inversée ?
Dans un modèle traditionnel, la partie de l'apprentissage réalisée en classe est un enregistrement des connaissances transmises par l'enseignant (tâche de bas niveau cognitif). Le développement et l'approfondissement des compétences (tâches de plus haut niveau cognitif) sont généralement relégués au travail hors la classe. Dans le modèle de la classe inversée, les leçons sont exportées en dehors de la classe, par l'intermédiaire de vidéos, de podcasts, ou de textes à lire. Le temps d'interaction entre l'enseignant et les élèves peut donc être utilisé pour réaliser des activités permettant de développer des compétences. On passe d'une logique de face à face à une logique de côte à côte.
– un moyen de fortifier les relations élèves/enseignants : du face à face au côte à côte
Dans la classe, le professeur est libéré du cours magistral que les élèves ont déjà vu à la maison. Le temps d'interaction est donc utilisé pour travailler sur des activités d'application généralement dévolues aux devoirs hors la classe. L'enseignant peut alors naviguer entre les élèves en activité pour les aider : il est à leur côté au moment où ils en ont le plus besoin. Il passe du face à face au côte à côte.
Plusieurs enseignants estiment qu'ils multiplient par 4 le temps qu'ils passent en moyenne avec chaque élève.
– un moyen de différencier l'instruction
Dans le modèle de la classe inversée, l'enseignement est différencié à plusieurs niveaux :
En terme d'instruction directe, chaque élève suit la leçon à son propre rythme. Les élèves en difficulté peuvent revenir en arrière et regarder la vidéo autant de fois qu'ils le souhaitent, tandis que ceux qui assimilent plus facilement n'ont pas à écouter le professeur répéter un concept s'ils ont compris. Chaque élève peut ralentir ou accélérer la leçon selon ses propres besoins, ce qui est bien plus difficile dans une classe de 30 élèves.
De plus, en classe, l'enseignant peut passer plus de temps avec les élèves en difficulté et stimuler davantage ceux qui avancent plus rapidement.
Cette différentiation a aussi l'avantage de permettre un retour à l'enseignant sur les performances des élèves plus transparent, direct et fréquent : il sait quel élève est en difficulté et sur quel concept, ce qui lui permet de s'adapter.
– un moyen de rendre les élèves plus acteurs et producteurs de leur savoir
Au lieu d'être simples consommateurs du savoir transmis par l'enseignant, les élèves peuvent être rendus acteurs de leurs apprentissages. Ils visionnent les leçons à leur propre rythme. La progression du travail dépend de leur activité : ce sont les élèves qui permettent réellement l'inversion de la classe. La bonne marche de cette dernière dépend en effet de leur volonté d'être actifs en cours. C'est une des raisons pour lesquelles il est crucial de les préparer.
– un moyen d'approfondir les apprentissages
Dans un modèle traditionnel, la partie de l'apprentissage réalisée en classe est une transmission des connaissances. Cette pratique laisse peu de temps pour développer et approfondir les compétences, des tâches de plus haut niveau cognitif généralement reléguées au travail hors la classe. La classe inversée, en externalisant le temps normalement dévolu au cours magistral en classe, donne plus de libertés pour mettre en place des activités souvent chronophages de synthèse ou de création.
– un moyen de fortifier les relations élèves/enseignants : du face à face au côte à côte
Dans la classe, le professeur est libéré du cours magistral que les élèves ont déjà vu à la maison. Le temps d'interaction est donc utilisé pour travailler sur des activités d'application généralement dévolues aux devoirs hors la classe. L'enseignant peut alors naviguer entre les élèves en activité pour les aider : il est à leur côté au moment où ils en ont le plus besoin. Il passe du face à face au côte à côte.
Plusieurs enseignants estiment qu'ils multiplient par 4 le temps qu'ils passent en moyenne avec chaque élève.
– un moyen de différencier l'instruction
Dans le modèle de la classe inversée, l'enseignement est différencié à plusieurs niveaux :
En terme d'instruction directe, chaque élève suit la leçon à son propre rythme. Les élèves en difficulté peuvent revenir en arrière et regarder la vidéo autant de fois qu'ils le souhaitent, tandis que ceux qui assimilent plus facilement n'ont pas à écouter le professeur répéter un concept s'ils ont compris. Chaque élève peut ralentir ou accélérer la leçon selon ses propres besoins, ce qui est bien plus difficile dans une classe de 30 élèves.
De plus, en classe, l'enseignant peut passer plus de temps avec les élèves en difficulté et stimuler davantage ceux qui avancent plus rapidement.
Cette différentiation a aussi l'avantage de permettre un retour à l'enseignant sur les performances des élèves plus transparent, direct et fréquent : il sait quel élève est en difficulté et sur quel concept, ce qui lui permet de s'adapter.
– un moyen de rendre les élèves plus acteurs et producteurs de leur savoir
Au lieu d'être simples consommateurs du savoir transmis par l'enseignant, les élèves peuvent être rendus acteurs de leurs apprentissages. Ils visionnent les leçons à leur propre rythme. La progression du travail dépend de leur activité : ce sont les élèves qui permettent réellement l'inversion de la classe. La bonne marche de cette dernière dépend en effet de leur volonté d'être actifs en cours. C'est une des raisons pour lesquelles il est crucial de les préparer.
– un moyen d'approfondir les apprentissages
Dans un modèle traditionnel, la partie de l'apprentissage réalisée en classe est une transmission des connaissances. Cette pratique laisse peu de temps pour développer et approfondir les compétences, des tâches de plus haut niveau cognitif généralement reléguées au travail hors la classe. La classe inversée, en externalisant le temps normalement dévolu au cours magistral en classe, donne plus de libertés pour mettre en place des activités souvent chronophages de synthèse ou de création.