5 choses à savoir avant d'inverser sa classe
Les problèmes rencontrés par les enseignants qui inversent leur classe ne recouvrent que partiellement les inquiétudes de ceux qui ne la pratiquent pas.
– inverser sa classe prend du temps
Avant de se lancer dans l’inversion de sa classe, il est bon de réaliser le temps que vous pouvez y consacrer pour ne pas ployer sous la masse de travail à fournir. La plupart des enseignants que j’ai rencontrés ont inversé leur classe d’un seul coup, et ils conseillent presque tous de ne pas faire la même erreur. Au moins deux solutions pour éviter la noyade : (1) inverser petit-à-petit, en commençant par une section, puis une autre,… (2) réutiliser du matériel developpé par d’autres (voir ici)
– il faut se familiariser avec la technique
Réaliser des vidéos de ses cours, même s’ils sont bien rodés, prend plus de temps qu’on ne le pense. Au départ, une vidéo de 10 minutes peut prendre plusieurs heures (avec l’habitude, cela diminue rapidement). Même si le but n’est pas de devenir Steven Spielberg, cela demande de se familiariser avec des techniques auxquelles peu sont habitués : il faut quand même les faire et savoir comment et où les poster. Quelques conseils ici.
– il faut préparer ses élèves
Pour plusieurs enseignants, la réaction d’une partie des élèves qui rejetaient le modèle de la classe inversée a été une surprise. Enthousiasmés par le principe, ils n’avaient pas prévu une résistance de la part des élèves à la disparition des leçons au cours desquelles ces derniers s’ennuyaient. La classe inversée demande aux élèves d’être actifs en cours, et non plus seulement passifs. De plus, à l'université, les étudiants ne sont pas forcément habitués à travailler hors la classe régulièrement. Quelques conseils ici sur pourquoi et comment aborder la question.
– il faut prévoir du matériel pour le temps de classe
Il est facile de se focaliser sur la réalisation des vidéos lors de la préparation à la classe inversée. Ce n’est pourtant pas le point crucial ! Il est donc important de bien réfléchir à comment utiliser au mieux le temps d’interaction avec les élèves. Là encore, il n’est pas forcement nécessaire de réinventer la roue, surtout au départ. Il est possible de commencer simplement par s’appuyer sur les devoirs traditionnellement donnés à faire à la maison, et de les donner à réaliser en groupe aux élèves. Des techniques différentes peuvent aussi être utilisées, qui modifient encore davantage l'organisation traditionnelle du cours.
– il faut trouver la bonne stratégie pour que les élèves regardent les vidéos
Selon le public et la présentation de la classe inversée par l'enseignant, la résistance par les élèves sera plus ou moins grande. Pour certains, le visionnage des vidéos par les élèves ne posera pas de problème, pour d'autres cela nécessitera des ajustements. Un guide ici.
Pour plus de détails, lire le post de Christian Drouin sur les défis rencontrés lors de la mise en place d'une classe inversée.
– inverser sa classe prend du temps
Avant de se lancer dans l’inversion de sa classe, il est bon de réaliser le temps que vous pouvez y consacrer pour ne pas ployer sous la masse de travail à fournir. La plupart des enseignants que j’ai rencontrés ont inversé leur classe d’un seul coup, et ils conseillent presque tous de ne pas faire la même erreur. Au moins deux solutions pour éviter la noyade : (1) inverser petit-à-petit, en commençant par une section, puis une autre,… (2) réutiliser du matériel developpé par d’autres (voir ici)
– il faut se familiariser avec la technique
Réaliser des vidéos de ses cours, même s’ils sont bien rodés, prend plus de temps qu’on ne le pense. Au départ, une vidéo de 10 minutes peut prendre plusieurs heures (avec l’habitude, cela diminue rapidement). Même si le but n’est pas de devenir Steven Spielberg, cela demande de se familiariser avec des techniques auxquelles peu sont habitués : il faut quand même les faire et savoir comment et où les poster. Quelques conseils ici.
– il faut préparer ses élèves
Pour plusieurs enseignants, la réaction d’une partie des élèves qui rejetaient le modèle de la classe inversée a été une surprise. Enthousiasmés par le principe, ils n’avaient pas prévu une résistance de la part des élèves à la disparition des leçons au cours desquelles ces derniers s’ennuyaient. La classe inversée demande aux élèves d’être actifs en cours, et non plus seulement passifs. De plus, à l'université, les étudiants ne sont pas forcément habitués à travailler hors la classe régulièrement. Quelques conseils ici sur pourquoi et comment aborder la question.
– il faut prévoir du matériel pour le temps de classe
Il est facile de se focaliser sur la réalisation des vidéos lors de la préparation à la classe inversée. Ce n’est pourtant pas le point crucial ! Il est donc important de bien réfléchir à comment utiliser au mieux le temps d’interaction avec les élèves. Là encore, il n’est pas forcement nécessaire de réinventer la roue, surtout au départ. Il est possible de commencer simplement par s’appuyer sur les devoirs traditionnellement donnés à faire à la maison, et de les donner à réaliser en groupe aux élèves. Des techniques différentes peuvent aussi être utilisées, qui modifient encore davantage l'organisation traditionnelle du cours.
– il faut trouver la bonne stratégie pour que les élèves regardent les vidéos
Selon le public et la présentation de la classe inversée par l'enseignant, la résistance par les élèves sera plus ou moins grande. Pour certains, le visionnage des vidéos par les élèves ne posera pas de problème, pour d'autres cela nécessitera des ajustements. Un guide ici.
Pour plus de détails, lire le post de Christian Drouin sur les défis rencontrés lors de la mise en place d'une classe inversée.