Revue de presse – Mars 2016

Difficile de commencer une revue de presse quand on aborde le premier numéro avec déjà plusieurs centaines d’articles parcourus et accumulés en seulement quelques mois ! Il faut bien reconnaître que rares sont désormais les collègues (du primaire au supérieur) n’ayant jamais entendu parler de cette pratique pédagogique qui s’est rapidement imposée sous la dénomination de “classe inversée”.

Et pourtant, au-delà des slogans qui désignent des enseignants et des élèves “renversants” prônant le “côte à côte” pour “enseigner et apprendre à l’endroit”, il semblerait qu’il existe encore de nombreuses incompréhensions. Effet de mode pour les uns, simple adaptation au tsunami numérique de méthodes parfois anciennes pour les autres, ou bien véritable “révolution” pédagogique pour les plus enthousiastes : les avis parfois tranchés sur la question révèlent souvent une connaissance très partielle et limitée DES classes inversées comme il convient de les appeler depuis la parution récente de l’ouvrage très attendu de Marcel Lebrun et Julie Lecoq.

Marcel LEBRUN et Julie LECOQ, Classes inversées, Enseigner et apprendre à l'endroit, Editions Canopé, 2016
Marcel LEBRUN et Julie LECOQ, Classes inversées, Enseigner et apprendre à l’endroit, Editions Canopé, 2016

Faut-il pour autant se précipiter sur cet ouvrage pour essayer de mieux comprendre ce phénomène ? Pas sûr répond Bruno Devauchelle qui a lu le livre pour le Café Pédagogique et qui considère qu’il vise davantage à “amener tous ceux et celles qui ont entamé de manière pragmatique de s’essayer à la classe inversée à réfléchir leur pratique”.

Ainsi, le manuel d’introduction aux classes inversées à destination des enseignants, mais aussi des collectivités territoriales qui équipent, des chefs d’établissement qui organisent, et des parents qui s’interrogent, reste encore à écrire.

Quitte à tendre le crayon pour se faire caricaturer, peut-être vaut-il mieux renvoyer les débutants à cette petite capsule vidéo réalisée en 2013 par Ludovia et proposant à Marcel Lebrun (déjà….) de poser les fondements de la “flipped classroom” :

Une fois ces bases théoriques bien installées, le meilleur des parcours de formation consiste probablement à lire et écouter des témoignages d’enseignants qui se multiplient depuis quelques mois dans toutes les disciplines et permettent de trouver des sources d’inspiration adaptées aux niveaux, équipements et compétences de chacun.

Héloïse Dufour avait notamment commencé ce travail depuis quelques années, rejointe depuis par d’autres médias spécialisés dans le domaine de l’éducation tels que VousNousIls, mais aussi le Café Pédagogique, ou bien Thot Cursus.

Plus récemment encore, à l’occasion de la #CLISE2016 (CLasse Inversée la SEmaine), c’est l’équipe de Nipédu qui a proposé un épisode spécial de l’émission rassemblant des interviews divers et complémentaires sur les pratiques, outils et réflexions autour de la “classe inversée :

Mais au-delà des témoignages, le besoin se fait rapidement sentir de réfléchir sur les conséquences pédagogiques d’une telle pratique. La récente communication de Bruno Devauchelle lors d’une journée d’étude à Dijon est particulièrement éclairante :


Du numérique pour enseigner à l’inversion… par ac-dijon-formation

C’est dans cette perspective que la CLINE (CLasse Inversée la NEwsletter) s’inscrit. Face à la multiplication des ressources autour de la classe inversée, nous essaierons chaque mois de vous proposer non seulement une revue de presse des dernières réflexions et recherches sur la “classe inversée”, mais aussi des témoignages, des articles et des tutoriels visant à vous accompagner dans la mise en oeuvre de votre classe inversée.

Mickaël BERTRAND (2)

Revue de presse – Mars 2016
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