Editorial – L’heure de la classe inversée

La classe inversée est en plein boom. Le président de Stanford en parle dans Le Monde, le sujet irrigue les conversations des conférences liées à l’éducation, et la toute première édition de la CLISE, la semaine de la classe inversée, a attiré fin janvier plus de 2500 enseignants dans les classes d’ « inverseurs » qui ouvraient leur cours ou dans les séminaires,  ateliers ou apéros organisés dans la francophonie, de Moncton à Taipei.

A mesure que la classe inversée essaime, la curiosité est suscitée, les interrogations se font jour, et les critiques s’élèvent. Nous nous réjouissons naturellement que le débat pédagogique se tienne. La confrontation d’idées pousse toujours à la réflexion. Il nous semble important que la conversation autour de la classe inversée ne la réduise pas  aux capsules vidéos qui l’accompagnent fréquemment. La partie de la classe inversée la plus critique, la plus importante, la plus essentielle, se passe justement hors du monde médiatique, dans la classe. Il s’agit des interactions entre élèves, de la modification de la posture de l’enseignant engendrées par la reconstruction des scénarios pédagogiques. La CLINe (CLasse Inversée : la Newsletter) a notamment pour objectif, par les partages d’enseignants que l’on y trouvera, à entrouvrir la porte des classes inversées pour mieux comprendre ce qu’il  s’y passe.

Inversons la Classe ! poursuit ainsi ses actions pour documenter, informer et faciliter les échanges sur la classe inversée, dans un esprit de partage. Vous retrouverez dans ce premier numéro la classe inversée dans la diversité qui la caractérise. Une diversité de niveaux d’abord (du primaire au supérieur), de disciplines ensuite (de l’anglais aux sciences physiques) mais enfin et surtout de pratiques.

Les enseignants qui s’expriment y soumettent leurs expériences, les réflexions qu’ils ont menées et mènent sur leur pratique, les outils qu’ils ont trouvé utiles.

Praticiens ou curieux, nous souhaitons que ces expérimentations, loin de prétendre servir de modèle, vous soient utiles, que ce soit pour y piocher des idées, pour alimenter votre réflexion et pour faire évoluer votre pratique, en classe inversée… ou non !

Enfin, nous espérons que vous aurez envie, vous aussi, de contribuer aux prochaines éditions de la CLINe. Remarques, suggestions, idées bienvenues à cline@inversonslaclasse.fr.

 Héloïse DUFOUR

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